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Violence à Soko: un ouvrier attaqué à la machette au milieu des conflits sur l'orpaillage

Violence à Soko: un ouvrier attaqué à la machette au milieu des conflits sur l’orpaillage

Cette tragédie s’ajoute à une série d’agressions impunies liées à la confusion entre ouvriers et orpailleurs clandestins ou légaux, alimentant un climat de méfiance et de peur.

Dans la nuit du samedi 22 juin au dimanche 23 juin 2024, la violence à Soko a encore frappé faisant un blessé grave, dans ce village situé à sept kilomètres de Bondoukou. Un ouvrier travaillant au poste de douane avancé de Soko, encore en construction, a été violemment attaqué à la machette par des inconnus. Cet incident s’ajoute à une longue liste de violences impunies dans cette localité.

Insécurité et violence à Soko : un ouvrier attaqué à la machette

Insécurité et violence à Soko : un ouvrier attaqué à la machette

Les événements ont débuté alors que l’ouvrier et trois de ses compagnons revenaient de Soko, où ils étaient allés acheter des provisions. À environ un kilomètre de leur destination, ils ont été pris pour cible par des jeunes de Soko, non identifiés et visiblement surexcités. Ces jeunes ont confondu les ouvriers avec des orpailleurs clandestins, qu’ils pourchassaient activement. La confusion s’est avérée fatale.

Un climat de méfiance et de peur

Les agresseurs ont attaqué les ouvriers avec une telle violence que trois d’entre eux ont dû fuir pour sauver leur vie. Malheureusement, le quatrième ouvrier n’a pas eu cette chance. Rattrapé par ses assaillants, il a été battu et tailladé à la machette, abandonné dans une mare de sang. Grâce à l’intervention rapide de bonnes volontés, il a été transporté au Centre de santé de Soko où il a reçu des soins d’urgence.

Selon les témoignages recueillis, cette attaque est le reflet d’un climat de méfiance et de peur qui règne à Soko. « Nous vivons dans une terreur constante. La confusion entre ouvriers et orpailleurs clandestins est fréquente et dangereuse », explique un habitant souhaitant rester anonyme. Ce malheureux incident n’est pas un cas isolé. Il fait écho à une série de violences qui secouent Soko depuis plusieurs années, créant un environnement d’insécurité et d’indiscipline.

Un passé de violences impunies à Soko

Le village de Soko est marqué par de nombreuses violences impunément déroulées. L’un des incidents les plus récents avant cette attaque est l’agression des travailleurs de la Coopérative minière du village. Ces derniers avaient été brutalement tabassés sur un site d’orpaillage légal. « La violence ici est monnaie courante, et les auteurs ne sont jamais inquiétés », déclare un membre de la Coopérative minière. Cette impunité contribue à un sentiment d’anarchie, où la justice semble absente.

La gendarmerie de Bondoukou, immédiatement informée de l’agression, s’est rendue sur les lieux pour faire la lumière sur cette affaire. Cependant, les précédents laissent peu d’espoir quant à une résolution rapide et juste. Beaucoup à Soko sont fatigués et désillusionnés par les promesses non tenues de sécurité et de justice.

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Un passé de violences impunies à Soko

L’opposition à l’orpaillage : une source de tension

Au cœur de ces violences se trouve une opposition farouche à l’exploitation de l’or dans le village. De nombreux groupes de jeunes de Soko sont vigoureusement opposés à cette activité, qu’ils jugent destructrice pour leur environnement et source de conflits. « L’exploitation de l’or apporte plus de mal que de bien. Elle détruit nos terres et sème la discorde parmi nous », affirme un habitant du village. Cette opposition a mené à des affrontements répétés, souvent violents, entre les jeunes du village et les orpailleurs, qu’ils soient clandestins ou légaux.

Une intervention urgente nécessaire

La situation à Soko exige une intervention urgente des autorités. La répétition des violences et l’impunité des agresseurs alimentent un cycle infernal de méfiance et de vengeance. « Nous ne pouvons plus vivre ainsi. Nous demandons des actions concrètes pour sécuriser notre village et punir les coupables », implore un chef de famille. La gendarmerie doit renforcer sa présence, et des mesures de médiation entre les différentes parties doivent être mises en place pour rétablir la paix.

La violence à Soko survenue le 23 juin 2024 n’est que la pointe de l’iceberg d’une situation chaotique et de désordre. Les autorités locales et nationales doivent prendre des mesures immédiates pour restaurer l’ordre et assurer la sécurité des habitants. Sans une intervention décisive, la violence continuera de hanter ce village, transformant chaque nuit en un cauchemar potentiel pour ses résidents. A lire aussi : Proxénétisme, avortements forcés et rites vaudous : plongez dans un culte nigérian à Paris.

Alfred Zeus

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