Le Monde

Élection présidence FENUJECI Bondoukou 2024

Élection FENUJECI: Touré Mandjou échappe à un lynchage sur fond de tension autour du découpage électoral de Soko

Le processus de renouvellement du bureau local de la FENUJECI de Bondoukou a été suspendu suite à un découpage électoral contesté. Un bras de fer oppose la municipalité et les jeunes sur la représentativité du village de Soko.

Bondoukou, le 21 mai 2024- De violents affrontements ont été évités de justesse à la Mairie de Bondoukou, le mardi, lors d’une rencontre visant à clôturer les dépôts de candidatures pour l’élection du nouveau président de la Fédération Nationale des Unions de Jeunesse Communale de Côte d’Ivoire (FENUJECI). Un découpage électoral contesté par des jeunes de la localité a failli dégénérer en bagarres.  

Élection présidence FENUJECI Bondoukou 2024

Quelle est la polémique autour de l’élection du président de la FENUJECI à Bondoukou ?

La tension était palpable à la salle Guillaume Soro de la Mairie. En effet, Touré Mandjou, représentant de la fédération, dépêché sur place, a échappé de peu à un lynchage tant la colère des jeunes était vive. Cependant, il a essuyé un torrent de critiques des jeunes en colère.

La pomme de discorde ? Le mode de représentation du village de Soko qui, selon les dires de Ouattara Ali dit Yahli, se verrait doté de 7 présidents de jeunes pour cette élection. Une situation qualifiée d' »anormale » par le secrétaire général sortant de la FENUJECI de Bondoukou. « Chaque village ne doit disposer que d’un seul président pouvant prendre part à l’élection du bureau FENUJECI communal », a-t-il martelé.

A lire aussi : CEPE 2024 en Côte d’Ivoire: la ministre Mariatou Koné donne le coup d’envoi des épreuves.

La représentativité du village de Soko bloque le processus d’élection du nouveau président de la FENUJECI de Bondoukou

Une version confirmée par Diabo Elvis, alias « Caïman », président sortant de la structure à Bondoukou : « Soko est un village comme les autres localités de la commune. Il ne saurait donc bénéficier d’un traitement de faveur en disposant de 7 présidents. »

Pour Yahli, en octroyant ce passe-droit à Soko, le maire Ouattara Anzoumanan remet en cause « les règles établies » dont les jeunes exigent le strict respect pour garantir la transparence du scrutin. Une position partagée par bon nombre de mouvements de jeunesse d’autres quartiers qui réclament d’être représentés équitablement lors de cette élection.

Le sous-préfet de Bondoukou suspend le processus électoral.

De son côté, M. Touré Mandjou, représentant de la FENUJECI dépêché sur place, affirme avoir agi sur la base du découpage fourni par la municipalité. Une justification que les jeunes peinent à accepter, certains allant jusqu’à réclamer la suspension du processus électoral.

Face à la tournure inquiétante des événements, le sous-préfet de Bondoukou a préféré, selon des jeunes, suspendre le processus électoral. Au cours d’une rencontre, l’autorité administrative aurait précisé que « lorsqu’une élection comporte les prémices d’un désordre, il faut la suspendre ». Une décision saluée par Yahli et les jeunes présents.

Si M. Touré Mandjou que nous avons tenté de joindre s’est dit indisponible, l’affaire illustre les tensions persistantes autour du processus électoral de la FENUJECI à Bondoukou, et l’impérieuse nécessité de les organiser dans un climat apaisé et sur la base de règles claires, comprises et acceptées par tous. A lire aussi : Le bilan du raid israélien à Jénine passe à 8 morts, selon l’Autorité palestinienne.

Jacques Anderson

Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Aller à TOP