Le Monde

Le député maire Assalé Tiémoko pousse un cri d'alarme sur la flambée des factures d'électricité en Côte d'Ivoire

Assalé Tiémoko dégaine contre la flambée des factures d’électricité

Selon lui, les hausses de prix décidées par les autorités, ainsi que la multiplication des taxes, engendrent une véritable explosion des factures pour les ménages ivoiriens

La grogne ne cesse d’enfler en Côte d’Ivoire face à l’envolée des prix de l’électricité : dernier élu à monter au créneau, Assalé Tiémoko. Le député-maire de Tiassalé a vivement dénoncé la politique tarifaire du gouvernement, qu’il juge responsable de l’alourdissement constant des factures pour les ménages.

Le point de vue d’Assalé Tiémoko sur la hausse des prix de l’électricité en Côte d’Ivoire en 2024

Dans un message publié lundi sur Telegram, l’élu de Tiassalé a pointé du doigt les hausses successives décidées par les autorités ces derniers mois. Si une première augmentation de 10 à 20% du coût du kilowattheure avait déjà été difficile à avaler, les taxes appliquées depuis sont tout bonnement « insupportables » selon ses termes.

Le député dénonce en effet la multiplication des prélèvements étatiques calculés en fonction de tranches de consommation. Une équation qui fait exploser mécaniquement les montants à régler, alors même que ces taxes n’ont selon lui aucun lien avec les volumes réellement consommés par les foyers.

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À titre d’exemple, M. Tiémoko a révélé avoir dû s’acquitter de plus de 10.000 francs CFA au titre de la redevance pour l’enlèvement des ordures ménagères sur sa dernière facture. Une somme considérable alors que ces fonds ne seraient même pas reversés aux municipalités comme prévu.

Assalé Tiémoko prévient le ministre de l’Énergie

Dans le viseur du parlementaire, le mode de calcul des taxes, qualifié de « volonté d’appauvrissement des ménages ». Selon ses estimations, ces prélèvements représenteraient aujourd’hui de 10 à 20% du coût global hors taxes, une proportion qu’il compare à une véritable « inflation » comme sur l’essence.

S’ajoutent à cela les pénalités de 10% appliquées en cas de retard, sans que l’on sache dans quelles caisses atterrissent finalement ces sommes additionnelles.

Face à cette situation, Assalé Tiémoko a prévenu que le prochain passage du ministre de l’Énergie au Parlement serait « historique », laissant présager une passe d’armes musclée sur ce dossier brûlant du pouvoir d’achat. La colère semble ainsi loin d’être retombée en Côte d’Ivoire sur ce sujet ultra-sensible. A lire aussi : Afrique du Sud : un immeuble en construction s’effondre, des morts et des ouvriers piégés.

Jean Michel

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