Le Monde

Analyse de l'interpellation du maire de Bangolo

Interpellation du maire de Bangolo: le Procureur de la République met en garde contre l’ingérence politique dans le système judiciaire

L’affaire récente impliquant l’interpellation du maire de Bangolo, Gah Arsène, a suscité des débats et des réactions diverses quant au respect de la présomption d’innocence et à l’application stricte de la loi pénale

Le récent cas de l’interpellation du maire de Bangolo, Gah Arsène, à l’aéroport Felix Houphouët-Boigny d’Abidjan, a suscité diverses réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Certains ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la présomption d’innocence, tandis que d’autres ont souligné la nécessité de faire respecter la loi pénale. Dans ce contexte, le Procureur de la République près le Tribunal le Pôle pénal économique et financier a tenu à clarifier la situation dans un communiqué publié ce vendredi 26 avril 2024.

Les implications juridiques de l’interpellation à l’aéroport d’Abidjan du maire de Bangolo

À l’origine de cette affaire, un opérateur économique a déposé une plainte le 29 novembre 2017 contre la Société GG Ivoire Invest et Gah Yemonli Arsène Roger, représentant légal de ladite société, pour des faits présumés d’escroquerie. Suite à cette plainte, le Juge d’instruction a enclenché une procédure judiciaire. Ensuite, il a inculpé M. Gah, le 17 septembre 2019, et placé sous contrôle judiciaire.

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Cependant, le non-respect des obligations de M. Gah, notamment son absence aux convocations du Juge d’instruction a entravé le cours de la justice. Cette attitude a conduit à la délivrance d’un mandat d’arrêt à son encontre le 24 août 2022. L’interpellation à l’aéroport Felix Houphouët-Boigny d’Abidjan le 22 avril 2024 s’est donc inscrite dans le cadre de l’exécution de ce mandat, après que M. Gah ait tenté de quitter le territoire national en violation des termes de son contrôle judiciaire.

Interpellation du maire de Bangolo : l’application stricte de la loi pénale en Côte d’Ivoire

Face à cette situation, le Juge d’instruction a décidé de révoquer le contrôle judiciaire de M. Gah et de le placer sous mandat de dépôt, conformément aux dispositions de l’article 160 du code de procédure pénale. Le Procureur de la République insiste sur le fait que cette action s’inscrit dans le strict respect de la loi pénale, visant à garantir le bon déroulement de la procédure judiciaire.

En conclusion, l’interpellation du maire de Bangolo ne doit pas être perçue comme une atteinte à la présomption d’innocence, mais comme une application rigoureuse des dispositions légales en vigueur. L’immixtion des autorités administratives dans le domaine judiciaire est rappelée comme étant une infraction passible de sanctions, soulignant ainsi l’importance de préserver l’indépendance de la justice. A lire aussi : La Côte d’Ivoire va organiser le rapatriement de 55 000 réfugiés burkinabè présents sur son territoire.

Jean Michel

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