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Meilleurs gardiens de but de l'histoire de la CAN

Les 12 meilleurs gardiens de but de l’histoire de la CAN

Bien plus que de simples protecteurs de filet, les 12 meilleurs gardiens de but de l’histoire de la CAN ont sculpté l’âme de la compétition avec leur talent, leur audace et leur influence sur le terrain

Notre sélection des 12 meilleurs gardiens de but de l’histoire de la CAN se base sur leurs performances exceptionnelles, leurs palmarès et leur influence marquante. En effet, la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN), la compétition continentale prestigieuse, rassemble les meilleures sélections africaines tous les deux ans. Depuis sa création en 1957, des exploits de nombreux joueurs talentueux ont laissé leur empreinte sur l’histoire du football africain. Parmi eux, les gardiens de but ont joué un rôle déterminant, réalisant des arrêts décisifs, remportant des séances de tirs au but, voire inscrivant des buts.

1. Thomas Nkono (Cameroun) : la légende spectaculaire

Thomas Nkono a brillé dans cinq éditions de la CAN entre 1978 et 1992. En effet, il a remporté deux titres en 1984 et 1988. Certainement, il est le meilleur gardien africain du XXe siècle. En 1984 et 1986, la CAF lui décerne le trophée du meilleur gardien du tournoi. Les esprits se souviennent toujours de son style spectaculaire, ses réflexes, son charisme et son leadership. Sa influence s’étend au-delà, inspirant des gardiens tels que Gianluigi Buffon, qui a choisi de porter le numéro 88 en son honneur.

2. Essam El Hadary (Égypte) : le gardien immortel

Autre portier de taille, Essam El Hadary, recordman du nombre de participations à la CAN avec huit éditions entre 1996 et 2017. Par ailleurs, il détient le record de gardien le plus titré avec quatre trophées en 1998, 2006, 2008 et 2010. De surcroît, la CAF lui a attribué la distinction du meilleur gardien de la compétition trois fois en 2006, 2008 et 2010. Héroïque, il a arrêté trois tirs au but lors de la finale 2006 contre la Côte d’Ivoire. En 2017, à 44 ans, c’est le joueur le plus âgé à disputer une CAN.

3. Bruce Grobbelaar (Zimbabwe) : l’innovateur « spaghetti legs »

L’influence des meilleurs gardiens de but de l’histoire de la CAN, c’est aussi à travers Bruce Grobbelaar. Cette légende du football zimbabwéen a brillé en Europe. Pour illustrer, il a remporté six titres de champion d’Angleterre et une Ligue des champions avec Liverpool. Ensuite, il a disputé deux CAN, en 1980 et 2006, avec 26 ans d’intervalle. Pionnier, il a été le premier gardien à utiliser la technique du « spaghetti legs » lors des tirs au but. Ainsi, il agite ses jambes pour déstabiliser les tireurs adverses.

4. Joseph-Antoine Bell (Cameroun) : le précurseur en France

En effet; Joseph-Antoine Bell, rival historique de Thomas Nkono, a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire du football camerounais et africain. Dans un premier temps, il a disputé quatre CAN (1982, 1984, 1986, 1988). Puis; il a remporté deux titres en 1984 et 1988. En 1984, la CAF lui décerne le trophée du meilleur gardien de but du tournoi. De plus, il a été le premier gardien africain à jouer en France. Précisement, il a évolué à Marseille, à Bordeaux et à Saint-Étienne. Pionnier, il a été l’un des premiers gardiens à sortir de sa surface et à jouer au pied.

5. Idriss Carlos Kameni (Cameroun) : le lion indomptable moderne

Premièrement, Idriss Carlos Kameni, successeur de Thomas Nkono et Joseph-Antoine Bell, a été le dernier rempart des Lions indomptables pendant plus d’une décennie. Deuxièmement, il a participé à quatre CAN (2002, 2004, 2008, 2010), remportant le titre en 2002. Ensuite, la CAF lui a attribué le trophée du meilleur gardien de la compétition en 2002 et 2006. C’est le premier gardien africain à jouer en Espagne, défendant les couleurs de l’Espanyol Barcelone et de Malaga.

6. Badou Zaki (Maroc) : le gardien des années 80

Badou Zaki, symbole du football marocain des années 80, était le gardien emblématique de la génération dorée des Lions de l’Atlas. Plus impressionnant, ils ont atteint les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 1986. De plus, ils ont participé à trois CAN (1980, 1986, 1988). De même, Badou Zaki a remporté le titre en 1986 et s’est vu décerner le trophée du meilleur gardien de la CAN, la même année. Précurseur, il a été le premier gardien africain à jouer en Espagne, évoluant avec succès à Majorque.

7. Vincent Enyeama (Nigeria) : le gardien intraitable

Détenteur du record du nombre de sélections avec le Nigeria (101), Vincent Enyeama a été l’un des meilleurs gardiens africains des années 2000 et 2010. D’abord, il a participé à six CAN, en 2004, 2006, 2008, 2010, 2013 et 2015, remportant le titre en 2013. Ensuite, il a été élu meilleur gardien de la compétition en 2004 et 2013. De même, il a été le premier gardien africain à jouer en Israël, où il a brillé avec l’Hapoël Tel-Aviv, avant de rejoindre Lille en France. A lire aussi : CAN 2024 : la Côte d’Ivoire subit une défaite face au Nigéria.

8. André Onana (Cameroun) : la nouvelle garde camerounaise

Considéré comme l’un des meilleurs gardiens africains actuels, André Onana est le digne héritier de la lignée des grands gardiens camerounais. D’abord, il a participé à deux CAN, en 2017 et 2019, atteignant la finale en 2017. Ensuite, il a été élu meilleur gardien du tournoi en 2019. Par ailleurs, il a été formé à l’Académie Samuel Eto’o, puis au FC Barcelone, avant de rejoindre l’Ajax Amsterdam, où il a remporté le championnat des Pays-Bas et atteint les demi-finales de la Ligue des champions en 2019.

9. Nacerdine Drid (Algérie) : gardien émérite des années 80

Portier emblématique de l’Algérie des années 80, Nacerdine Drid a été le gardien de la génération qui a marqué l’histoire du football algérien, en participant à deux Coupes du monde, en 1982 et 1986, et en remportant la CAN en 1990. En outre, il a participé à trois CAN, en 1984, 1986 et 1990, étant élu meilleur gardien du tournoi en 1990. Il a été le premier gardien africain à jouer en Belgique, où il a évolué à Lokeren.

10. Chokri El Ouaer (Tunisie) : gardien de la gloire tunisienne

Chokri El Ouaer est le gardien légendaire de la Tunisie dans les années 90 et 2000. Durant dix ans, il a conduit la génération victorieuse à offrir à la Tunisie son premier et unique titre de champion d’Afrique en 2004. Mieux, il a brillé dans cinq éditions de la CAN (1994, 1996, 1998, 2000, 2004). Par ailleurs, il a remporté le titre de meilleur gardien du tournoi en 1994 et 2004. Pionnier, il a été le premier gardien africain à jouer en Turquie, évoluant avec succès à Galatasaray.

11. Alioum Boukar (Cameroun) : gardien de l’épopée des lions indomptables

Alioum Boukar, gardien de la génération dorée du Cameroun, a joué dans trois Coupes du Monde (1990, 1994, 1998). Titulaire incontesté des Lions indomptables à la CAN 1998, il a ensuite réalisé des exploits face à l’Afrique du Sud, au Burkina Faso et à la RD Congo. Membre de l’équipe à la CAN 2000, il y a été remplaçant. En outre, il a été le premier gardien africain à évoluer en Turquie, jouant pour Istanbulspor.

12. David Efford Chabala (Zambie) : gardien héroïque de la Zambie

Les exploits des meilleurs gardiens de but de l’histoire de la CAN, c’est avec David Efford Chabala. Gardien mythique de la Zambie dans les années 80 et 90, il a atteint la finale de la CAN 1994 avec la génération dorée. De même, il a remporté le titre de meilleur gardien du tournoi cette année-là. Pionnier, il fut aussi le premier gardien africain à jouer en Grèce, défendant les couleurs d’Olympiakos. Tragiquement, il a fait partie des 18 joueurs zambiens qui ont péri dans le crash aérien de 1993, laissant un immense vide dans le football africain. A lire aussi : CAN 2024 : le Sénégal met à mal le Cameroun et fil en huitième de finale.

En conclusion, les meilleurs gardiens de but de l’histoire de la CAN ont marqué de la compétition par leur talent, leur courage, leur longévité et leur palmarès. Incontestablement, ils ont représenté avec fierté leur pays et leur continent, et ont inspiré de nombreux jeunes gardiens africains. Désormais, ils font partie du patrimoine du football africain, et méritent d’être reconnus et célébrés.

Jean Michel

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