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Karim Wade renonce à la nationalité française : Enjeux constitutionnels et débats pré-électoraux à l'approche de la présidentielle sénégalaise 2024

Karim Wade renonce à sa nationalité française en vue de la présidentielle sénégalaise 2024

La décision inattendue de Karim Wade de renoncer à sa nationalité française, officialisée par un décret paru au Journal officiel de la République française le 17 janvier, fait grand bruit à l’approche de la présidentielle sénégalaise du 25 février 2024.

La publication inattendue, le mardi 16 janvier, d’un décret au Journal officiel de la République française suscite des interrogations parmi les détracteurs du candidat à la présidence au Sénégal, Karim Wade. En effet; une étape cruciale s’engage dans la course à la présidence sénégalaise, marquée par des enjeux politiques majeurs.

Décret du Journal officiel de France : Karim Wade renonce à la nationalité pour candidater au Sénégal

Le décret, apparu dans le journal officiel français daté du mercredi 17 janvier, énonce clairement : « Sont libérés de leur allégeance à l’égard de la France les Français dont les noms suivent : (…) WADE (Karim, Meïssa), né le 01/09/1968 à Paris 15e (75015) ». Ainsi, Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012), a officiellement renoncé à sa nationalité française. Cette étape est cruciale pour sa candidature à la présidentielle sénégalaise du 25 février 2024

Pourquoi la décision suscite-t-elle autant d’interrogations ?

La question de la double nationalité de Karim Wade faisait déjà débat à seulement trois jours de la validation définitive des candidatures. Car en vertu de la Constitution, tout candidat à la présidence au Sénégal « doit être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques, être âgé de 35 ans au moins et de 75 ans au plus le jour du scrutin ». De plus, le candidat doit avoir une maîtrise courante de la langue officielle, le français, et être capable de lire, écrire, et parler couramment. A lire aussi : CAN TotalEnergies Côte d’Ivoire : La CAF garde le contrôle de la billetterie malgré les défis.

Analyse du recours de Thierno Alassane Sall

C’est dans ce contexte que le député Thierno Alassane Sall a déposé un recours devant le Conseil constitutionnel le mardi 16 janvier, demandant l’invalidation de la candidature de Karim Wade. En réalité, la renonciation du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade à la nationalité française marque une étape cruciale. Car cette décision vise à répondre aux critères constitutionnels. Son objectif : maintenir sa candidature à la présidence sénégalaise. A lire aussi : Présidentielle au Sénégal : Karim Wade a renoncé à sa nationalité française.

Jacques Anderson

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