Le Monde

Sommet de la CEDEAO sur le Niger

Séquestration du Président Bazoum : Le Niger redoute les conséquences désastreuses des sanctions de la CEDEAO

Le Niger dépend fortement de son partenariat international pour le développement économique et l’aide humanitaire.

Abuja, le 30 juillet 2023 – Suite au Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Niger à Abuja, les dirigeants de l’organisation sous-régionale ont vivement condamné la tentative de coup d’État contre le Président Mohamed Bazoum et ont exigé sa libération inconditionnelle pour lui permettre de reprendre ses fonctions démocratiquement élues. Des mesures et sanctions, notamment économiques, financières et commerciales, ont été annoncées en cas de non-respect de cette exigence.

 »Le Niger est un pays qui ne pourra pas résister à ce genre de sanctions ».

Toutefois, la situation a pris une tournure inattendue lorsque le Premier ministre du Niger, Ouhoumoudou Mahamadou, s’est exprimé sur le plateau de France 24. Il a affirmé que le Président Mohamed Bazoum, séquestré depuis quatre jours par sa garde présidentielle, « se porte bien » et garde le moral malgré la tentative de coup d’État militaire. « C’est un grand combattant et un syndicaliste chevronné. S’il appréhende cette situation avec optimisme, c’est qu’on peut le croire. Il espère vraiment que les choses vont évoluer dans le bon sens », a déclaré le Premier ministre.

Le Niger, malgré la crise politique en cours, reste soucieux des conséquences potentielles des sanctions économiques décidées par la CEDEAO. Ouhoumoudou Mahamadou s’est dit « très satisfait » de la réaction logique de ses voisins face à cette situation. Cependant, il a également exprimé ses inquiétudes quant à l’impact dévastateur que ces sanctions du sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Niger à Abuja pourraient avoir sur l’économie et la société nigériennes.

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« Je connais la fragilité du Niger. Je connais le contexte économique et financier du Niger. C’est un pays qui ne pourra pas résister à ce genre de sanctions. Sur le plan économique, ça va être une catastrophe. Sur le plan social, ça va être une catastrophe. Parce que le Niger, c’est un pays qui compte beaucoup sur son partenariat international », a averti le Premier ministre.

Les dirigeants de la CEDEAO sur la possibilité d’un « recours à la force »

En effet, le Niger dépend fortement de son partenariat international pour le développement économique et l’aide humanitaire. Les sanctions pourraient entraîner une détérioration rapide de la situation économique et sociale, mettant en péril les progrès réalisés par le pays ces dernières années.

Malgré les déclarations des dirigeants de la CEDEAO sur la possibilité d’un « recours à la force », Ouhoumoudou Mahamadou reste confiant quant à la résolution pacifique de la crise politique. Fort de son expérience en tant que ministre des Mines et des Finances par le passé, il estime que le dialogue et la médiation seront les clés pour résoudre cette crise sans précédent.

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Toutefois, face à l’incertitude qui plane sur l’avenir du pays, le Niger espère que la CEDEAO et la communauté internationale prendront en compte les conséquences désastreuses des sanctions économiques sur la population nigérienne et s’engageront à trouver une solution pacifique à cette crise politique. La stabilité et la prospérité du Niger en dépendent grandement.

Alfred Zeus

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