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Ousmane Sonko arrestation, nouvelles charges

Sénégal : Ousmane Sonko : Des charges supplémentaires s’accumulent après son arrestation

Cette arrestation a été confirmée par le procureur général de la République, qui a publié un communiqué de presse exposant les faits qui lui sont reprochés

Dakar, le 28 juillet – Ousmane Sonko, l’éminent opposant sénégalais, a été appréhendé aujourd’hui à son domicile à Dakar par les forces de sécurité. Cette arrestation fait suite à des accusations de « vol de téléphone portable » et « appel à l’insurrection », selon l’un de ses avocats. Cependant, de nouveaux éléments ont été révélés par le procureur général de la République, renforçant les charges pesant contre lui.

Le procureur général de la République a publié un communiqué de presse exposant les faits qui lui sont reprochés

Le leader politique a été transféré à la Brigade des affaires générales du tribunal de Dakar après son interpellation à domicile. Cette arrestation a été confirmée par le procureur général de la République, qui a publié un communiqué de presse exposant les faits qui lui sont reprochés. Selon le procureur, ces faits comportent des « actes, déclarations, écrits et images » constituant des infractions pénales. Cela a conduit à l’ouverture d’une « enquête exhaustive pour divers chefs de délits et crimes » à l’encontre d’Ousmane Sonko et d’autres personnes éventuellement impliquées.

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L’opposant sénégalais avait lui-même annoncé sur sa page Facebook, quelques heures avant son arrestation, la présence continue des forces de sécurité devant son domicile. Dans un incident qui aurait aggravé la situation, il a admis avoir pris le téléphone portable d’une gendarme qui le filmait. Ces événements ont contribué à la série de charges désormais retenues contre lui.

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La situation reste tendue dans le pays

Il est à noter que cette arrestation intervient quelques semaines après la condamnation d’Ousmane Sonko à deux ans de prison ferme le 1er juin dernier, pour des faits de « corruption de la jeunesse ». Cette peine l’a rendu inéligible à la prochaine élection présidentielle prévue en 2024, selon ses avocats et des juristes. La condamnation avait déclenché des manifestations violentes dans plusieurs villes du Sénégal au début du mois de juin, faisant au moins 16 morts selon les autorités.

Face à cette situation, le parti d’Ousmane Sonko, Pastef, a publié un communiqué de presse exigeant sa libération immédiate et appelant les partisans du parti à résister de manière constitutionnelle à cette arrestation.

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La situation reste tendue dans le pays alors que les autorités continuent leur enquête et que le procès d’Ousmane Sonko approche à grands pas. L’évolution de cette affaire ne manquera pas de susciter des réactions au sein de la population sénégalaise et de la communauté internationale, qui suit de près les développements de cette affaire politique majeure.

Jean Michel

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